EuropNicolas Sarkozy "a perdu beaucoup de crédibilité sur la scène européenne", a estimé samedi Ségolène Royal au lendemain du "non" irlandais au traité de Lisbonne.
"Le traité simplifié n'était pas si simple que ça", a ironisé la finaliste de l'élection présidentielle de 2007 en marge de la convention nationale du PS.
"La perspective de la présidence de l'Union par Nicolas Sarkozy n'a pas fait rêver les peuples d'Europe. La semaine dernière encore, il y a une décision pour allonger la durée du travail à 60 heures, et Nicolas Sarkozy ne s'y est pas opposé".
La candidate au poste de Premier secrétaire du PS a appelé à un "sursaut" après le "non" irlandais, qu'elle a analysé comme "la dénonciation d'une Europe insuffisamment humaine et rapide pour répondre aux grands défis".
"Il faut en faire quelque chose de positif, c'est-à -dire exiger de l'Union européenne qu'elle aille beaucoup plus vite et beaucoup plus fort pour défendre les droits des salariés, pour préparer l'après-pétrole, les grandes infrastructures européennes, relancer la croissance", a-t-elle expliqué. "Il faut continuer par des grands projets communs européens sur l'infrastructure, l'énergie, l'éducation, la recherche, et continuer d'entraîner, mais je doute que Nicolas Sarkozy soit à la hauteur de ce défi".
Source : AP